L’aventure entrepreneuriale de Johann Yang-Ting

Conseil en design gratuit Cédric Debacq

Dans le cadre de cette nouvelle interview, j’ai invité Johann Yang-Ting à venir partager avec nous son aventure entrepreneuriale. Qu’est-ce qui le passionne au quotidien à entreprendre. J’ai rencontré la première fois Johann lors du webdeux connect à Paris en novembre 2014. C’est un jeune entrepreneur qui ne s’arrête jamais à entreprendre.

 

Johann Yang-TingPeux-tu te présenter auprès des lecteurs et nous dire comment tu es devenu entrepreneur ?

Salut Cédric,

Je suis Johann Yang-Ting, Business Coach et Formateur en FAST Learning dans les domaines du développement personnel et du développement d’affaires.

J’accompagne les entrepreneurs et les professionnels à développer leur savoir-faire et leur savoir-être pour réussir dans leurs affaires et trouver l’équilibre avec un épanouissement maximal.

J’ai toujours été quelqu’un avec une forte envie de créer et d’innover. J’avoue que suivre n’était pas trop mon truc non plus, j’avais besoin d’indépendance. Cette passion a fini par m’amener, au fil des opportunités, vers le monde de l’entrepreneuriat et des startups.

Malgré que j’ai fait une école de commerce avec option entrepreneuriat, c’est sur le terrain que j’y ai pris gout car l’école restait limitée et se concentrait uniquement sur des bases techniques et le business plan, pas sur tout ce qu’il y avait autour.

J’ai lancé plusieurs blogs pendant que j’étais étudiant, je partageais ce qui me passionnait, ce que j’apprenais, mes expériences et analyses sur le monde des entrepreneurs.

Avec régularité et persévérance, ça m’a ouvert des opportunités et des demandes qui m’ont permis d’entreprendre et devenir qui je suis aujourd’hui.

 

Comment travailles-tu ton esprit d’entrepreneurial ?

 

Je pense qu’il y a une partie déjà en nous. C’est le désir de créer, d’apporter quelque chose, d’être indépendant, de prendre ses responsabilités et pas juste de faire les choses juste pour les faire sans y donner de sens.

Je n’ai pas vraiment à travailler cet esprit quand je suis dans le « flow ». C’est clairement une question d’habitude. L’entrepreneuriat, on l’a dans le sang et on le développe jour après jour par ses actions, ses choix, le gout du risque et les prises d’initiatives.

Pour garder cet esprit, je ne reste jamais dans ma zone de confort, je cherche toujours à me challenger et à repousser les limites. Pour moi, un entrepreneur qui arrête le challenge est un entrepreneur qui meurt.

C’est un peu une sorte d’addiction au challenge. Aucun jour ne passe sans que j’ai de nouvelles idées à développer, le tout est d’arriver à se concentrer et se canaliser sur le plus important. Mais l’excitation reste forte tellement il y a d’opportunités dans ce monde.

 

Tu entreprends dans les domaines du marketing, du business et du développement personnel. As-tu toujours eu envie d’entreprendre dans ces domaines et qu’est ce qui te passionne dans ces secteurs d’activité ?

 

Depuis très jeune, j’ai toujours été très attiré par la spiritualité et le sens de la vie. Je me suis posé ces questions très tôt et je travaille dessus depuis des années.

J’aime apprendre et j’apprends vite, comme beaucoup d’entrepreneurs autodidactes. Ces domaines sont des domaines où il y a toujours à faire et à apprendre, on ne fait que rarement la même chose.

J’aime accompagner des projets personnels et professionnels car ça me permet de m’impliquer dans d’autres projets que les miens et donc d’apporter aussi de l’aide aux personnes qui ont de la valeur à apporter.

L’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est essentiel, voilà pourquoi le business implique du développement personnel et le vice-versa. C’est un tout, un travail global pour devenir une meilleure version de soi.

J’ai eu la « chance » de tomber dedans très vite, voilà pourquoi ça me tient à cœur de guider ceux qui se cherchent ou veulent apporter du changement positif dans leur vie personnelle et professionnelle.

Pour moi, la vie n’a pas de sens si on n’évolue pas chaque jour et surtout si on n’apporte pas quelque chose de positif à ce monde, même si ce monde se limite juste à nos proches. Chacun doit contribuer, je fais donc du mieux que je peux.

 

Comment organise-tu tes journées ? Tu entreprends du lundi au dimanche ?

 

Je travaille beaucoup en systèmes et en procédures. Je consacre mes journées à certains types de tâches et de projets que je regroupe. C’est à ce jour la meilleure façon d’avancer et de ne pas se disperser.

Je gère mes plannings de façon hebdomadaire et j’articule tout mon travail ainsi. Je me force cependant à mettre la frontière entre vie pro et vie perso, c’est très facile de laisser l’une ou l’autre déborder quand on est passionné.

Après je n’ai pas de rythme défini, je me fixe des objectifs chaque semaine, mais il peut arriver que je passe des journées sans rien faire comme des journées où je vais travailler plus de 15 heures d’affilé. L’avantage d’être à son compte, c’est qu’on travaille à son rythme.

 

Lorsqu’on entreprend plusieurs domaines comme tu le fais, travailles-tu seul ou fais-tu appel à ton réseau de professionnel ?

 

Pour le moment je travaille seul, mais cette année, je songe à sous-traiter quelques tâches que je n’ai plus envie de faire. Comme je l’ai dit, j’aime apprendre, du coup je veux maîtriser le tout avant de le confier à quelqu’un d’autre. Un manager doit maîtriser son sujet avant de manager quelqu’un.

J’ai créé et optimisé des systèmes de productivité pour travailler efficacement sans y passer trop de temps. A vrai dire, tout ce que je n’aime pas faire, je cherche un moyen de l’automatiser ou de le supprimer, donc je m’ennuie que très rarement dans ce que je fais au quotidien.

Quand on est organisé et efficace, on peut très bien abattre le travail de plusieurs personnes soi-même sans pour autant travailler plus, comme si on se clonait quelque part. Tout passe par les bonnes pratiques, travailler efficacement, ça s’apprend aussi.

 

Johann Yang-TingQu’est ce que le « Fast Learning » ?

 

Le Fast-Learning, c’est l’art d’apprendre très vite. C’est un peu ma spécialité.

Quand on est entrepreneur, il faut connaître ses forces et centrer son projet autour de ça.

Je ne vais jamais oublier le jour où l’un de mes mentors m’a comparé à une éponge car j’apprenais très vite et j’absorbais les informations à une vitesse folle. Dès que je suis passionné par une activité, ma courbe de progression est forte et supérieure à la moyenne. Du coup, je me suis demandé comment je pourrais aider les autres à apprendre aussi vite également.

J’ai basé toute mon approche sur ça : aller à l’essentiel, maîtriser les bases et entreprendre les actions à effet levier pour apprendre et agir plus vite.

Du coup, j’agis comme une sorte de filtre et de cobaye : j’apprends, je me forme, j’applique, je teste et je partage ce qui fonctionne.

Ca passe par de la théorie condensée, et surtout beaucoup de « pratique intelligente ».

 

Cela fait 5 ans que tu entreprends, comment as-tu géré tes échecs ? Qu’as-tu appris de ces échecs ?

 

Mes échecs sont mes plus grandes réussites. Sur le coup ça fait mal, mais à long terme les enseignements sont riches.

Pour moi, il n’y a pas d’échec, il y’a juste des expériences, des leçons, des apprentissages. L’essentiel c’est de se relever, d’en sortir grandi et d’utiliser cette expérience pour faire mieux ou pour faire autre chose.

Quelques mois ou années plus tard, on se rend compte que nos échecs sont les meilleures choses qui nous soient arrivés. Quand on échoue, on se remet en question, on réfléchit, on apprend. Quand on réussit, on fait la fiesta (et dans certains cas, on attrape un mal de crâne) !

Mais généralement, quand on réussit vraiment, c’est qu’on a cumulé quelques échecs jusqu’à trouver la bonne solution, donc raison de plus de célébrer J !

Il ne faut jamais s’arrêter à un échec. Quand on échoue, c’est qu’on fait quelque chose qui compte, qui a du sens et qu’on essaie vraiment quelque chose de nouveau, raison de plus pour repousser ses limites et continuer.

Attention cependant à ne pas confondre persévérance et acharnement. Persévérer c’est faire mieux ou essayer autre chose, s’acharner c’est faire exactement la même chose et attendre des résultats différents.

Analysez vos échecs, prenez du recul et repartez de plus belle !

 

Quelles sont les personnes qui t’inspirent pour entreprendre ? Et pourquoi ?

 

J’avoue que je n’ai pas vraiment de nom à donner car tous les entrepreneurs m’inspirent.

Pour moi, quelqu’un qui a le courage de poursuivre un rêve et un projet qui lui tient à cœur mérite toute mon admiration car c’est déjà une grosse preuve de courage.

Sortir des sentiers battus, aller à contre-courant ou encore avoir le courage de suivre son idée même quand tout le monde ne croit pas en vous est déjà une source d’inspiration !

 

Tu fais du networking, peux-tu nous raconter une rencontre qui t’a marqué dans ton aventure entrepreneuriale ?

 

Je ne fais pas beaucoup de networking, j’en fais un peu mais de façon ciblé. Comme dans ma vie sociale, je n’ai pas beaucoup de contacts, mais j’ai des contacts de qualités, qui m’apportent autant que j’essaie de leur apporter. Je mise sur la qualité avant la quantité, je privilégie les liens forts, les relations superficielles ou intéressées ne m’intéresse pas.

La rencontre qui m’a marqué est celle de l’entrepreneur qui m’a appris le métier à Vancouver. C’était mon premier stage dans une startup et il m’a tout appris sur le métier. C’est grâce à lui que j’ai pris cette voie. Il m’a fait confiance très jeune et m’a pris sous son aile jusqu’à ce que je prenne mon envol.

 

Comment travailles-tu ton branding ? Comment soigne-tu ton image de marque en tant indépendant ?

 

Je reste moi-même ^^ Le costard-cravate ce n’est pas mon truc, donc je respecte ma personnalité dans ce que je montre.

Je soigne mon image de marque en ne la soignant pas, ce qui est paradoxal. Je n’essaie pas de jouer un personnage ou de faire bonne figure, je fais ce que j’aime du mieux que je peux, simplement.

Ca a l’avantage d’attirer les bonnes personnes, les personnes qui m’apprécient pour qui je suis vraiment et qui aiment mon approche. Concernant les « haters », et il y en a toujours, je n’ai qu’une chose à dire : « Les chiens aboient, la caravane passe. »

En étant vous-mêmes, vous aurez toujours deux camps : vos fans et vos haters, focalisez votre énergie sur ceux qui comptent vraiment et qui vous le rendront positivement !

Johann Yang-Ting

Comment travailles-tu ta créativité ?

La créativité est un muscle qui s’entretient. Je la travaille en restant toujours dans le challenge comme je l’ai dit plus haut.

Sinon j’écris tous les jours, je lis tous les jours, je me questionne tous les jours, je discute tous les jours, je garde mon cerveau en action.

J’aime aussi beaucoup les jeux vidéo, d’ailleurs mon premier livre Gamentrepreneur était sur ce sujet. Je joue beaucoup à des jeux qui amènent à faire preuve de créativité, dont notamment Minecraft qui est une sorte de super Lego interactif évolué.

La créativité a été l’un des premiers sujets que j’ai abordé avec la Méthode C.R.E.A.T. Ces techniques m’ont permis de rédiger mes derniers livres et de commencer l’écriture d’un tout nouveau livre. Je me donne environ un rythme d’un livre par an, en plus de tout le contenu (articles, vidéo, podcasts) que je publie chaque semaine.

 

Vu que tu gères plusieurs sites Internet, tu es auteur de différents livres, comment travailles-tu la gestion de tes différents projets ?

 

C’est la même technique que j’ai abordée précédemment avec les systèmes et procédures hebdomadaires.

Je regroupe mes projets et mes tâches similaires pour les faire dans la foulée, chaque jour. L’idéal étant de focaliser et se concentrer sur un projet par session de travail.

 

En tant qu’entrepreneur et marque personnel comment organises-tu ta communication ?

Quel est ton réseau social favori et pourquoi ?

 

Ma communication consiste à publier et promouvoir régulièrement du contenu multi-formats : vidéo, audio et articles.

J’essaie d’être partout et d’exploiter au maximum les canaux à notre disposition : Facebook, Twitter, Youtube, Linkedin, Pinterest, Instagram, Tumblr, etc.

J’ai une préférence pour Facebook car c’est là qu’il y a le plus de monde et d’interaction. Les publicités Facebook m’ont rapporté d’excellents résultats.

Content is king ! C’est grâce au contenu que j’ai pu créer une audience de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

 

Parlons marketing. Il existe différents types de marketing (relationnel, direct, contenu). Selon toi, quelles seront les tendances 2015 en marketing ?

 

Nous croulons de plus en plus sous une tonne d’informations, de publicité et il devient de plus en plus difficile de faire du marketing et de convaincre des clients de plus en plus méfiants.

 

Il y a 3 tendances à suivre et à respecter selon moi :

1. Etre partout ! Dans le monde réel comme le monde virtuel ! On ne peut plus se contenter d’un seul type de marketing. Il faut utiliser tous les canaux, tous les médias et toutes les approches. Mais ne restez pas uniquement dans le virtuel, avec tout le dématérialisé, le présentiel et le matériel reprennent de la valeur. Organisez des événements et offrez des cadeaux tangibles à votre clientèle, ça aura plus de valeur que des trucs virtuels.

2. Le marketing mobile a beaucoup d’avenir si on le fait bien sans être intrusif. La majorité des personnes sont connectées en permanence avec leur smartphone. Selon moi, les applications et les objets connectés vont être un nouveau tournant, en tout cas en France, car en Amérique du Nord ils sont beaucoup plus en avance de ce côté.

3. Retournez aux bases en créant une relation forte de proximité avec vos clients. Les gens ne veulent plus de commerciaux ou de grosses machines à faire du fric, ils veulent de l’humain. Quand on est petit, on a la chance d’avoir plus de proximité. Apportez du plus à vos clients avec des cadeaux matériels et de la disponibilité. Ne manquez jamais une occasion de rencontrer vos clients en présentiel, en vrai, pour mettre un peu d’humain dans vos échanges. Communiquez avec eux d’humain à humain, soyez abordable, vous gagnerez beaucoup plus leur confiance ainsi.

 

Donc voilà pour moi les 3 tendances majeures : le marketing multicanal, les objets connectés et mobiles et la proximité avec les clients.

 

Pour finir cette interview, peux-tu nous partager l’un de tes défis ou résolutions pour 2015 ?

 

J’ai trois gros défis pour cette année :

 

  • Développer mon activité d’évènementiel en organisant un maximum d’ateliers, séminaires et conférences.
  • Booster mon club Révolution Positive et apporter plein de nouveautés aux membres (dont une solution high-tech et innovante en projet) pour les aider à avancer.
  • Lâcher un peu prise en déléguant certains aspects de mon business (gros challenge en perspective) !

 

Le mot de la fin ?

 

Ne lancez pas juste un business, lancez une révolution ! La révolution commence en vous…


newsletter-entrepreneuriat


Pour plus de créativité et de conseil, merci de partager cet article auprès de vos amis et de vos contacts sur les réseaux sociaux en cliquant, sur les boutons ci-dessous.

Cédric Debacq

Vous avez besoin d'aide pour la réussite de votre entreprise ? C'est pourquoi en tant que styliste d'entreprise spécialisé en création d'image de Marque (logo, site internet, création graphique) j'aide les entrepreneurs des petites entreprises à réussir quotidiennement sur Internet. Prenez rendez-vous pour en savoir plus ou suivez moi sur Linkedin

Conseil en design gratuit Cédric Debacq

Commentaire (1)

  • Elodie Barrillié

    Mar 07, 2015

    un sacré témoignage !

Exprimez-vous