Comment impulser sa créativité ?

Conseil en design gratuit Cédric Debacq

La créativité est-elle réservée uniquement aux activités artistiques ? Faut-il être un artiste pour être créatif ?

Bien souvent, j’entends dire que la créativité est associée aux métiers du design, de la photographie et bien autres. En fait, elle va beaucoup plus loin que cela.

J’ai invité 4 personnes de mon réseau à répondre à cette question : comment travaillez-vous votre créativité ? Chacun a leur habitude, leur routine pour l’animer.

Et vous allez voir qu’elle intervient dans différentes actions que ce soit pour mettre en place une mission, ou bien dans l’improvisation.

J’aime bien cette phrase : « On ne naît pas créatif, on le devient », j’ajouterai que c’est avant tout un état d’esprit qui nous permet de passer à l’action, de faire quelque chose, bref de créer !


angeline-laboiteAngeline ELIES LAB.O.I.T.E
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« Un peu d’astuces, d’espièglerie, et c’est la vie de Candy ! »

La créativité c’est d’abord savoir être curieux, mêler les genres et être malin. Il est vrai cependant que ma créativité dépend d’énormément de facteurs « internes » : forme, moral, et chocolat ! Mon métier me demande d’être une véritable « machine à idées » et heureusement, les idées, ce n’est pas ce qui manque dans ma tête.

Il faut être curieux !

Je dirais que c’est même la première chose que je travaille : la curiosité, l’ouverture au monde et une bonne sensibilité artistique. Attention, je ne dis pas que je suis une artiste, loin de là s’en faut, par contre, j’aime l’art, sous toutes ses formes, toutes ses expressions. Du coup, je m’intéresse à ce qu’il se passe que ce soit en termes de création artistique ou de design. Cela m’aide à sentir la tendance.

Au-delà de ça, je m’intéresse à tous les secteurs. Grande fan de la stratégie de l’océan bleu, j’aime mêler les genres et les codes. Je ne suis donc pas « bégueule ». Et suis autant intéressée par ce qu’il se passe dans l’actualité générale, que dans l’actualité des secteurs, que ce soit l’automobile, le BTP ou encore les technologies, par exemple.

Twitter m’aide beaucoup pour effectuer cette veille constante je dois dire. Des magazines tels que We Demain aussi.

Après, il est vrai que je peux regarder un journal télévisé, voir un reportage sur un commerce ou un sujet, et hop ! Cela m’inspire tout autant que tout autre support !

En bref, il faut rester sur le coup, être informé, et s’intéresser à tout !

Il faut être malin !

De l’idée à l’opérationnel, il y a une marge. Des idées, nous en avons tous, cependant, toutes ne peuvent être mises en place. Le manque de moyen ou encore de compétences nous bloque souvent.

Pourtant il convient d’être créatif, même dans la mise en œuvre. Combien de fois me suis-je confrontée à la dure réalité financière, mais là encore, je fais marcher les méninges, j’ouvre les synapses et les chakras, et souvent j’arrive à trouver une solution innovante et dans mon budget (ou celui de mes clients).

Petit exemple : sur l’une de mes dernières missions, je devais organiser la venue d’une start-up au Salon Des Entrepreneurs de Lyon avec un budget plutôt serré, et l’objectif de se démarquer, et de la concurrence, et des autres exposants d’une manière générale.

Le stand devait donc être « marqué » et remarqué. Pourtant, habiller un stand par le biais de panneaux imprimés par exemple, était largement en dehors du budget alloué.
Une idée m’est alors venue : pourquoi ne pas utiliser des bâches imprimées ? Après renseignements auprès des équipes organisatrices en termes de systèmes d’accroches possibles, nous avons élaboré des bâches aux mesures des panneaux du stand.
Budget : 300 € pour un stand entièrement habillé !
Résultat : topissime ! Le stand fût plus que remarqué et les objectifs furent remplis plutôt aisément.

Il faut être en forme !

Et oui, pour moi, baisse de régime est souvent synonyme de baisse de créativité ! Alors je fais attention à moi, je mange sain (oui je sais, c’est un peu bateau, mais tellement vrai), et j’essaie dans ces périodes de dormir beaucoup.

Il est essentiel de ne pas se laisser envahir par la panique. Souvent cette baisse de régime implique un doute sur mes compétences, sur ma capacité à être créative. Alors je lève le pied, je me concentre sur l’essentiel, je me recentre sur l’important.

Pourtant, il faut que je travaille, que je puisse conseiller correctement mes clients et mes partenaires, et que donc je reste la plus créative possible malgré tout.

J’ai du coup ma petite solution : je mange du chocolat, des trucs pas sains du tout (mais pas du tout) et j’appelle mes copains consultants, blogueurs et entrepreneurs. Nous faisons du brainstorming, et ça me rebooste !

Travailler sa créativité, c’est, à mon sens, s’ouvrir au monde et l’écouter ! Après, c’est notre sensibilité qui fait le reste !


Camille-GilletCamille Gillet rédactrice web – pressenter.fr
Blog : http://pressenter.fr/
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Linkedin : https://fr.linkedin.com/in/camille-gillet-7a2a4b108

Créativité, comment la travailler quand on est Rédacteur Web ?

On a tendance à s’imaginer que seuls les graphistes peuvent faire preuve de créativité, mais le Rédacteur Web a, lui aussi, un sacré boulot à faire. Qu’il tienne un blog, ou non. Qu’il soit salarié d’une entreprise, ou à son compte, le Rédac’ a tout intérêt à entretenir sa créativité. Pourquoi ? Parce que ce métier est un métier qui flirte avec l’Art. Rien que ça, oui, Monsieur !

De l’importance d’être créatif pour faire des contenus originaux

Écrire, c’est facile. Écrire des pavés entiers à grands coups de superlatifs, de synonymes, et de métaphores plus ou moins poétiques, ça n’est en rien un exploit. Pour preuve : tout le monde le fait. Ce qui va faire la différence entre deux Rédacteurs, c’est surtout la plume, le style, l’unicité du contenu. Et là, pas de secret : c’est à celui qui sera le plus imaginatif, le plus créatif.

Et c’est là que les choses se corsent : comment être inspiré en permanence ? Comment peut-on travailler sa créativité ? J’ai pas de recette miracle, j’vous préviens, juste deux ou trois « trucs » que je pratique.

Truc N°1 : Lire avant d’écrire

De la même manière que l’on travaille son Français en lisant, on travaille son vocabulaire, ses tournures de phrases, et sa construction de récit en accordant du temps aux écrits des autres. Là-dessus, je suis catégorique. Je lis beaucoup d’articles, en tout genre, mais aussi beaucoup de livres. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas négliger les lectures qui n’ont rien à voir avec votre business ! Car, à force de rester le nez dans le guidon, vous ne verrez plus que les contenus « professionnels » que l’on retrouve partout. Pour trouver des idées, il faut savoir sortir de son univers. Donc, lisez « Martine » si vous le souhaitez, pourvu que cela vous inspire !

Truc N°2 : Aller à la rencontre des autres

Traduction : discuter avec eux ! D’une personne à une autre, le mode de fonctionnement est totalement différent. Sur un même sujet, deux individus ne trouveront pas les mêmes choses à dire. C’est pour moi l’une des meilleures sources d’inspiration ! Outre le fait que les discussions ont tendance à me donner des idées d’articles, cela me permet aussi d’avoir une autre vision d’un sujet déjà traité… Et donc, une nouvelle approche potentielle.

Truc N°3 : Faire des rédactions comme à l’école

Attention : ne perdons pas de vue que la Rédaction Web a tendance à nous pousser à la facilité. Nous prenons des automatismes, et un ton qui nous enferme petit à petit dans un schéma. C’est normal, mais il est important pour votre créativité d’en sortir.

Une manie que j’ai développé depuis une dizaine d’années m’a été très utile : régulièrement, je cherche des sujets de rédaction sur des sites de professeurs de collèges, écoles primaires, lycées, peu importe ! Se pencher à nouveau sur cet exercice « basique » de la création pure, de l’écriture pure, permet de travailler sa plume, sa capacité de création, et de redécouvrir l’auteur qui sommeille en nous.

Le Rédacteur Web doit oublier qu’il en est un

“Tout être humain a un potentiel de créativité étouffé par les tâches répétitives, par la nécessité de produire, toujours produire et ensuite consommer. Quand ce cycle ne fonctionne plus, c’est le vide.”

Claire Gallois, L’honneur du chômeur.

En d’autres termes, pour renouer avec la Muse, il faut savoir s’abandonner. A force de se voir comme une usine à textes, à force de penser quantitatif, SEO, mise en page, et j’en passe ; on oublie l’essentiel : le fond, le message, la beauté des mots et du partage.

Pour retrouver son âme créatrice, il faut oublier son âme de businessman.


Beatrice DoradouxBéatrice Doradoux de la désimpro
Site : http://ladesimpro.com/
Twitter : https://twitter.com/ladesimpro
Facebook : https://www.facebook.com/desimpro/

Comment travaillez-vous votre créativité ?

De quoi parle-t-on quand on évoque la créativité ?
On peut se sentir à court d’idées pour renouveler son projet, on peut avoir le syndrome de la page blanche en écrivant une proposition à un client, ou encore être bloqué dans la rédaction d’un article sur la créativité ;-) Ou beaucoup d’autres choses… Je pense que l’on se demande souvent, lorsqu’on n’a pas le temps d’attendre la bonne idée, comment la faire venir à soi ? Sauf que finalement, la première clé, c’est justement le temps. Le temps de laisser l’idée faire son chemin dans les méandres de nos réflexions.

Lorsque je sais devoir rendre une production intellectuelle : la première chose que je fais est de m’aménager un créneau pour elle. À ce moment-là, je vais faire en sorte que l’espace de travail soit prêt à accueillir ce créneau. Hé oui, peut-être faudra-t-il « perdre » encore un peu de temps pour ranger votre table et les moult éléments hétéroclites qui la parsèment. La luminosité dans la pièce, la musique ou non, le choix du support sur lequel vous allez écrire, etc. sont autant d’éléments non négligeables pour se placer dans un environnement ouvert.

Mais encore faut-il que vous le soyez aussi. Si je cherche mille prétextes pour quitter le bureau (« Tiens, si je me refaisais un 4ème café ? ») cela veut généralement dire que la pâte a encore besoin de reposer. Puis, au bout d’un moment, n’ayant plus vraiment d’échappatoire, on se recolle devant l’écran ou le carnet, dépité d’avoir déjà perdu autant de temps. Et bien que l’on se rassure, il me semble que même en relançant la cafetière et en regardant le liquide couler goutte à goutte, j’étais déjà dans un processus créatif sans même m’en rendre compte. Un peu de la même manière que, plus jeunes, nous pouvions relire notre leçon le soir, dormir dessus, et l’avoir comprise en le relisant le lendemain matin. L’idée a fait son chemin.

En ce qui me concerne, et sans doute parce que je suis une amoureuse de l’improvisation, la créativité naît avant tout dans des réactions spontanées. Généralement, je vais me mettre à parler d’une idée que j’ai, d’une propale sur laquelle je travaille, etc. quand je sens que c’est le bon timing pour le faire. Et cela ne manque pas, je reçois de la part de mes interlocuteurs des remarques, des confrontations, des acquiescements, qui vont venir contribuer à mon brainstorming personnel. L’explosion créative naît là, lorsque je dis « A », et que l’autre colore mon « A » au lieu de me dire « B ». C’est un état d’acceptation particulièrement vrai en impro théâtrale où l’on crée aussi rapidement du fait que chacun apporte, sans jugement de l’autre, une nouvelle pierre à l’édifice, qui sera à son tour acceptée sans jugement, et ainsi de suite.

De cet exemple nous pouvons tirer un conseil final : la créativité n’est pas une activité solitaire. Je trouve qu’il y a beaucoup de force dans le collectif. Si possible un collectif mixé en âge, en genre, en intérêt dans le projet, en expérience, etc. La créativité peut provenir d’un rebondissement sur ses propres pensées (visualisez un squash solo), ou d’un rebond sur celles de son voisin / collègue / ami à qui l’on s’en ouvre (visualisez un ping-pong). On a généralement une préférence pour l’une de ces deux méthodes. Et si vous tentiez l’autre pour changer ?

En résumé :

  • Ayez un espace de travail dégagé, propice à être « rempli » de vos idées
  • Placez-vous dans un état d’accueil de la créativité, en toute décontraction
  • Acceptez que prendre du temps ne veuille pas dire perdre du temps
  • Faites confiance à votre spontanéité et à votre instinct
  • N’oubliez pas de penser co-créativité et autres intelligences collectives

sow-aySow Ay graphiste-illustratrice autodidacte
Son interview : Refusé par l’éducation nationale, elle devient autodidacte et ça marche !
Son site : http://forsakenstar.com/

Je travaille dans l’illustration et passe mon temps libre à faire de la musique et de la vidéo donc la créativité est assez importante pour moi. Je diviserai cela en deux parties : celle ou l’on cherche son idée. Et celle ou on la concrétise.

La recherche d’idée : je suis quelqu’un d’assez curieux, j’observe les personnes, je regarde comment elles travaillent, observe les paysages, architectures, couleurs, lumières, mises en scène, sons et je note ce qui me passe par la tête ou ce que je trouve intéressant.

Sur internet, je passe régulièrement sur Pinterest ou divers sites pouvant booster la créativité. (design-spartan, fromupnorth, creative market, etc.) Et je verrai par la suite quelle partie de ce quotidien je peux utiliser dans ma prochaine création. Le but n’étant évidemment pas de recopier les créations des autres mais de nourrir ses idées de ce que l’on observe. On est constamment entouré d’éléments qui peuvent contribuer à notre créativité sans forcément nous en rendre compte.

Nos proches diront parfois que l’on est dingue à s’extasier sur une couleur de ciel apparaissant 2 secondes dans un film ou sur un son de cymbale à 2min28 d’une chanson. D’autant plus qu’on est généralement le seul à le remarquer.

La partie concrétisation : c’est la partie plus technique. Une fois que l’on a l’idée, il faut réussir à l’exprimer et la sortir de sa tête. Je m’entraine donc au quotidien pour progresser techniquement et arriver à retranscrire plus facilement ce que j’ai en tête, que ce soit en lisant et suivant des tutoriels ou articles, en travaillant sur du dessin d’observation, des thèmes imposés et projets personnels pour sortir de ma zone de confort.
J’ai toujours été touche à tout et je n’aime pas me limiter. J’aime mixer les supports. Ne pas utiliser le dessin seul mais y intégrer des éléments photos, transformer une image fixe en animation vidéo. M’inspirer de ce que m’évoque une musique. Chaque support peut apporter et être complémentaire d’un autre et c’est fantastique.

bd-creativite

Merci à Sow pour sa créativité et de nous offrir cette BD


Cedric-CarvalhoCédric Carvalho CEO de Smoothsee.com

Site : Smoothsee.com
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/carvalhoced
Twitter : https://twitter.com/carvalhoced

Pour être créatif, je m’exprime.

Je prend moins de deux secondes pour réfléchir
Quand je cherche à être créatif, la première chose que je fais est de transcrire les idées que j’ai en tête sur papier, ou bien sur mon ordi. Mais il faut bien comprendre : je suis très spontané et je ne réfléchis pas vraiment au sens de mes idées. C’est à dire que j’écris / dessine sans juger, car le jugement détruit complètement la créativité. Nous avons des filtres mentaux qui sélectionnent nos idées “socialement acceptable” et empêchent les idées nouvelles de “s’échapper”. Ils agissent lorsqu’on réfléchit plus de deux secondes. Je suis donc très spontané et je retranscris immédiatement tout ce qui me passe par la tête.

J’expérimente

Les bonnes idées ne tombent pas du ciel, elles se construisent. C’est bien pour ça que j’expérimente. Je parle bien d’expérimentation et non de simplement écrire mes idées sur un papier. Je leur donne vie en écrivant, en dessinant, en bricolant… Il y a toujours un gouffre entre ce qu’on imagine et comment ça se manifeste en vrai. L’application permet donc de confronter ses idées au monde réel mais aussi d‘obtenir de nouvelles pistes à explorer à travers le jeu des essais / erreurs. J’agis aussi sans but précis et sans réfléchir au résultat final. Il faut accepter de se perdre et de faire des choses qu’on finira par jeter. Mais on ne sait pas par avance ce qu’on va jeter ou non, donc il faut essayer et persévérer.

Je bidouille pour commencer

Je ne cherche pas à faire à faire quelque chose de parfait dès le début. J’ai même souvent honte de ce que je peux produire en première intention… Je commence par faire quelque chose de chaotique, pas du tout ordonné mais qui va me permettre de construire quelque chose de plus peaufiné au fur et à mesure des corrections. A mon sens, être créatif c’est bidouiller des choses imparfaites mais qui fonctionnent. Au final pour être créatif, je me met dans la peau d’un gosse qui transcrit immédiatement ce qui lui passe par la tête, via l’écrit ou le dessin, mais sans chercher à faire quelque chose de parfait. Ce n’est qu’ensuite que je réorganise mes idées et mon savoir pour améliorer en continu.


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Cédric Debacq

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